Les Cul-Lot-Thé/Épisode 2 : Le plan (suite)
On est dans une chambre d'hôtel pour finaliser le travail. Comme au bon vieux temps quoi! Sauf que moi, je voulais rentrer chez moi. La plateforme multimédia pour laquelle je travaillais en équipe avec elle n'avait pas encore un espace où nous pouvions rester tard pour finaliser nos boulots. On se rendait donc soit à un bar soit dans une chambre d'hôtel lorsque nous désirions avoir plus de tranquillité. Mais ce soir, elle a voulu y passer toute la nuit. Je me suis rendu compte trop tard sinon j'aurais tout balancé. Pas question de passer toute une nuit avec cette vache dans une chambre ! Que pourrais-je faire d'ailleurs ?
À chaque photo que je lui montrai, elle lui trouva un défaut. Du coup, je n'ai pas vu l'heure passer. Et lorsqu'enfin je terminai, il était déjà minuit. Alors que je m'inquiétais, sans trop savoir pourquoi. Elle, elle voulait faire la fête. Relaxe mon beau me dit-elle, profite du moment. Oui mais comment ? En l'admirant peut-être. J'eus un fou rire en pensant à cela. Je n'admire pas les boules de graisse me dis-je.
J'étais dans un inconfort certain, elle le remarquait mais s'en fichait princièrement. On dirait que sa respiration même m'étouffait. Je pris une douche. Ce qui me calma un peu. Heureusement qu'à part mon appareil, j'ai presque toujours un t-shirt et un calson dans mon sac.
Dans un coin de la chambre, je m'assieds sur une chaise pour lire un peu, je faisais semblant. Mon intention était de m'endormir sur la chaise. Il n'y avait plus de chambres avec deux lits. Je pouvais partir, travailler chez moi et lui transférer les photos mais je tenais à être présent lorsqu'elle aura à changer son chèque. L'argent, ça n'attend pas! Elle a dit vouloir me remercier.
Je m'assoupie sans me rendre compte et lorsque je sursautai de mon sommeil inquiet, je me vis sur le lit, mon livre à côté de ma tête. Furieux, j'ai voulu la réveiller et lui dire quelques bons mots pimentés. La face à peine tournée, mon genou cogna quelque chose de douillet. C'était sa fesse dont le contact me fit l'effet de velour. Peut-être que c'était plutôt le tissu de sa robe de nuit. Une fille si corpulente, si peu charmante ne pouvait avoir aucune douceur pensai-je. Puis, comme elle, je restai couché sur le côté en lui tournant le dos. Je la méprise ! À part notre équipe, enfin celle que l'on a eu, rien ne me relie à elle. Pourtant, elle est la seule avec qui j'ai pu travailler si longtemps. Faudrait qu'elle m'aide à savoir pourquoi j'ai été renvoyé, entre autres.
J'étais à fond dans mes pensées quand je l'entendis soupirer. C'était presque comme un gémissement. Elle rêvait alors que je n'arrivais pas à dormir. J'eus brusquement envie d'uriner. Je refusai d'admettre qu'elle m'a fait de l'effet. Le corps et l'esprit, tellement antagonistes ces deux là. Lorsque je revins de la douche, elle était toujours sur le côté mais son avant bras était lascivement postée sur sa hanche. Cette posture a mis en valeur sa cuisse qui surplombait telle une montagne. Je me suis surpris à admirer ce relief qu'était son corps. Son front, ses seins et même ses arrières genoux. Que de mornes! Que de pentes et de vallées et même un bassin.
Je me servis une bonne gifle pour m'enlever ces pensées. Je m'installai sur la chaise. Alors que je me tourmentais, Makala dormait paisiblement. Sans le vouloir, je me suis remis à l'admirer. Brusquement je me levai pour éteindre l'ampoule éclairant la chambre, en vain ! Les lumières de la ville, cette ville toujours éveillée, remplissaient la chambre. 3h30 am, je ne peux pas partir. Mon corps n'arrive pas à résister, je dois faire quelque chose. Mais elle me répugne ! Je m'approche d'elle et recule. Que faire !?
À suivre....
Micaëlle Charliflor
👍
RépondreSupprimerDeuxième bouffée !
RépondreSupprimerJ'aspire en attente de la suite .